top of page
logo Le CINQ - Espace d'exposition à Cully

Geste matière lumière, moment de silence

2026.05.26 BARBARA affiche.png - Copie.jpeg
WhatsApp Image 2026-05-29 at 11.04.012.jpeg
WhatsApp Image 2026-05-29 at 11.04.01 (1).jpeg

30 juin - 11 juillet 2026

mardi-samedi, 11h-14h et 18h-20h.

La pratique picturale de l’artiste s’inscrit dans un processus de stratification, d’effacement et de réactivation. Chaque œuvre se développe par couches successives, dans un temps lent où la surface devient un espace de transformation et de mémoire. Les traces qui subsistent — visibles ou enfouies — participent autant à la construction de l’image que les gestes qui les recouvrent.

 

La peinture est envisagée comme un champ d’expérimentation où la matière agit autant qu’elle est agie. Altérée, voilée, déplacée ou révélée, elle produit des tensions entre apparition et disparition, présence et retrait. L’œuvre se construit ainsi dans un équilibre instable, à la frontière du visible.

 

Son travail privilégie des matériaux minéraux et organiques — terres, chaux, sable, pigments naturels, oxydes ou poudres métalliques — parfois associés à des éléments de collage. Ces matériaux ne sont pas de simples moyens plastiques ; ils déterminent la forme même du processus. Leurs résistances, leurs accidents et leurs réactions génèrent des rythmes de surface et des zones d’opacité ou de transparence qui orientent le regard.

 

L’artiste ne cherche pas à représenter un paysage identifié, mais à faire émerger une expérience de lieu. Les formes demeurent volontairement ouvertes afin de laisser apparaître des résonances liées à la mémoire, au temps et à la perception. L’image se situe dans un espace intermédiaire, entre souvenir et présence, entre matière et lumière.

 

La couleur intervient avec économie. Blancs minéraux, bleus atténués, verts sourds, terres délavées ou roses éteints composent une palette réduite qui privilégie les variations de densité, de profondeur et de vibration. Cette retenue chromatique permet à la matière de devenir le véritable lieu de l’expérience visuelle.

 

Ses peintures invitent à une attention lente. Elles se dévoilent progressivement, à travers leurs strates, leurs effacements et leurs équilibres silencieux. Le regard n’y rencontre pas une image figée, mais un espace en devenir, traversé par le temps.

bottom of page